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Histogramme

 

Pour approfondir votre découverte de l'histoire de la ville
de Chantonnay, la Mairie vous propose de consulter l'histogramme de son épopée.

Aussi, en parallèle aux évènements importants de notre histoire, vous pourrez découvrir les faits marquants, de l'histoire locale.

 

 

Chantonnay et son histoire

Chantonnay, ville de plus de 8 300 habitants, chef-lieu de canton d’un ensemble territorial rassemblant plus de 16 000 habitants répartis sur 8 communes (cf. Communauté de Communes des Deux Lays).

Les Maires de Chantonnay
  • 1790
    Constant MARCHEGAY de Ludernière
  • 1791
    GUICHETEAU
  • 1794
    René ROUILLON
  • 1797 – 1801
    Joseph ARNAUD
  • 1801 – 1806
    Auguste BOUTOLLEAU
  • 1806 – 1811
    Jean FLEURISSON
  • 1811-1830
    Alexis, Marquis de LESPINAY
  • 1830
    Marie-Charles de LESPINAY
  • 1830 – 1832
    Pierre-Constant MEUNIER
  • 1832
    Victor BRETHÉ
  • 1832 – 1840
    Mathieu-Sébastien MAJOU DES GROIS
  • 1840 – 1845
    Benjamin LIEBERT
  • 1845 – 1848
    Pierre BROTHIER DE LAVEAUX
  • 1848 – 1859
    Benjamin LIEBERT
  • 1859 – 1871
    Toussaint BAUDIN
  • 1871 – 1874
    Ernest MAIGNEN
  • 1874 – 1878
    François PERROCHAIN
  • 1878 – 1884
    Ernest MAIGNEN
  • 1884 – 1892
    Alexis ROBIN
  • 1892
    Benjamin CHESSÉ
  • 1892 – 1894
    Alexandre NIVAULT
  • 1894 – 1896
    Charles PILLAUD
  • 1896 – 1906
    Zénobe, Marquis de LESPINAY
  • 1906 – 1908
    Clément OUVRARD
  • 1908 – 1925
    Jules DOUTEAU
  • 1925 – 1933
    Maurice MORAND
  • 1933 – 1944
    Henri ROCHEREAU
  • 1944 – 1945
    Charles ROUILLON
  • 1945 – 1953
    Henri ROCHEREAU
  • 1953 – 1995
    Michel CRUCIS
  • 1995 - ...
    Gérard VILLETTE

Ville prospère, centre d’un bassin d’emplois regroupant des unités de production de grands groupes industriels vendéens spécialisés dans l’agroalimentaire (Fleury-Michon), dans le meuble (Gautier), dans la motoculture (Pubert) et une noria de PME/PMI très dynamiques s’appuyant sur un riche réseau d’entreprises.

Chantonnay s’est imposée comme ville, centre de ce territoire charnière, entre le bocage et la plaine depuis le 18ème siècle. Sa localisation géographique l’a propulsée dans la valse de l’histoire, tantôt convoitée pendant les guerres de cent ans et de religion, tantôt verrou stratégique pendant la guerre de Vendée.

Chantonnay au XVIème siècle était un faubourg de Puybelliard. Le bourg de Puybelliard, centre commercial et manufacturier du bas-Poitou était alors répertorié comme étant une des vingt principales villes de cette région peu peuplée et déshéritée.

Les drapiers, se sont réunis pendant des siècles, à l'occasion des foires de Puybelliard. Nous retrouvons les anciens tracés des voies romaines, passage obligé entre l’Est et l’Ouest du port de la Chaume à Fontenay-le-Comte et, entre le Nord et le Sud sur l’axe Nantes/Bordeaux.

 

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L’habitat était déjà à cette époque très éparpillé, constitué autour de logis, s’enracinant sur d’anciennes mottes féodales bâties ou des vestiges de villas gallo-romaines.

D’ailleurs, Chantonnay tirerait son nom d’un camp romain qui s'y serait installé, le camp d’Antoine « campus antonini ».
La région de Chantonnay aurait été évangélisée par des bénédictins, remontant le cours du Grand Lay, qui se seraient installés dès 602 à Saint-Mars-des-Prés.
Cette unité chrétienne bâtie sur les décombres de la « pax romana » vacilla sous les coups de la guerre de cent ans, aux frontières de rivalités dynastiques, Chantonnay fut tantôt anglaise, tantôt française.
Ces péripéties n’étaient encore rien à l’aune des guerres de religions, où les huguenots (protestants) et les catholiques s’affrontèrent violemment en incendiant et procédant réciproquement à des exactions.

 

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Les terres de Chantonnay furent rapidement conquises aux nouvelles idées de la Réforme auxquelles adhérèrent les élites. Puybelliard fut d'ailleurs le siège d’un important synode protestant en 1563 et la dénomination de la rue du Temple témoigne encore de cette période d’intense ferveur religieuse.

Après ces épisodes sanglants, Chantonnay connut une période de relative prospérité jusqu’au déchaînement des guerres de Vendée, ultime guerre civile.

Le pont Charron, enjambant le Grand Lay au sud de Chantonnay allait devenir le théâtre de nombreuses batailles, de mars 1793 à mars 1796, passant aux mains des dépositaires de la Révolution ou à celles des Armées royalistes.

Chantonnay en ressort exsangue et meurtrie de cet épisode fratricide.

La Vendée, une fois pacifiée par Napoléon, reconnaissant les erreurs des gouvernants précédents, Chantonnay affirma le développement de son agriculture, et se lance dans la révolution industrielle par les exploitations des mines de charbon et de la chaux.

Le réseau routier s’améliora et les chemins de fer passèrent par Chantonnay qui devint dans la 2ème moitié du XIXème siècle un nœud ferroviaire important à la croisée des 4 points cardinaux du département.

Les vicissitudes de l’histoire illustrent que Chantonnay a toujours été le cœur de la Vendée, centre des échanges et du développement entre l’intérieur des terres et le littoral.

 

 

Pour en savoir plus, découvrez l'excellent ouvrage de M.Maurice BEDON,"le Canton de Chantonnay".
Consultable en Mairie ou à la Bibliothèque.