A la découverte de Chantonnay

Chantonnay se découvre par la voix de son maire, Isabelle Moinet. 8760 habitants, une situation idéale au niveau des dessertes routières et ferroviaire, avec des équipements scolaires importants et de belles entreprises, Chantonnay est aussi la porte du bocage avec les belles vallées du Petit Lay et du Grand Lay : le paradis des randonneurs. L'esprit solidaire et la dynamique associative sont aussi très ancrés.

Un peu d’histoire

Chantonnay s’est imposée comme ville centre de ce territoire charnière entre le bocage et la plaine depuis le 18ème siècle. Sa localisation géographique l’a propulsée dans la valse de l’histoire, tantôt convoitée pendant les guerres de cent ans et de religion, tantôt verrou stratégique pendant la guerre de Vendée.

Histoire de Chantonnay

Chantonnay au XVIème siècle était un faubourg de Puybelliard. Le bourg de Puybelliard, centre commercial et manufacturier du bas-Poitou était alors répertorié comme étant une des vingt principales villes de cette région peu peuplée et déshéritée. Les drapiers, se sont réunis pendant des siècles, à l’occasion des foires de Puybelliard. Nous retrouvons les anciens tracés des voies romaines, passage obligé entre l’Est et l’Ouest du port de la Chaume à Fontenay-le-Comte et, entre le Nord et le Sud sur l’axe Nantes/Bordeaux.

L’habitat était déjà à cette époque très éparpillé, constitué autour de logis, s’enracinant sur d’anciennes mottes féodales bâties ou des vestiges de villas gallo-romaines. D’ailleurs, Chantonnay tirerait son nom d’un camp romain qui s’y serait installé, le camp d’Antoine « campus antonini ». La région de Chantonnay aurait été évangélisée par des bénédictins, remontant le cours du Grand Lay, qui se seraient installés dès 602 à Saint-Mars-des-Prés. Cette unité chrétienne bâtie sur les décombres de la « pax romana » vacilla sous les coups de la guerre de cent ans, aux frontières de rivalités dynastiques, Chantonnay fut tantôt anglaise, tantôt française.

Ces péripéties n’étaient encore rien à l’aube de l’une des guerres de religions, où les huguenots (protestants) et les catholiques s’affrontèrent violemment en incendiant et procédant réciproquement à des exactions.

Les terres de Chantonnay furent rapidement conquises aux nouvelles idées de la Réforme auxquelles adhérèrent les élites. Puybelliard fut d’ailleurs le siège d’un important synode protestant en 1563 et la dénomination de la rue du Temple témoigne encore de cette période d’intense ferveur religieuse.

Après ces épisodes sanglants, Chantonnay connut une période de relative prospérité jusqu’au déchaînement des guerres de Vendée, ultime guerre civile. Le pont Charron, enjambant le Grand Lay au sud de Chantonnay allait devenir le théâtre de nombreuses batailles, de mars 1793 à mars 1796, passant aux mains des dépositaires de la Révolution ou à celles des Armées Royalistes. Chantonnay ressort exsangue et meurtrie de cet épisode fratricide.La Vendée fut pacifiée par Napoléon, reconnaissant les erreurs des gouvernants précédents, Chantonnay affirma le développement de son agriculture et se lança dans la révolution industrielle par les exploitations des mines de charbon et de la chaux. Le réseau routier s’améliora et les chemins de fer passèrent par Chantonnay qui devint dans la 2ème moitié du XIXème siècle un nœud ferroviaire important à la croisée des 4 points cardinaux du département.

 

Les vicissitudes de l’histoire illustrent que Chantonnay a toujours été le cœur de la Vendée, centre des échanges et du développement entre l’intérieur des terres et le littoral.

Les maires de Chantonnay

1790 : Constant MARCHEGAY de Ludernière

1791 : GUICHETEAU

1794 : René ROUILLON

1797 – 1801 : Joseph ARNAUD

1801 – 1806 : Auguste BOUTOLLEAU

1806 – 1811 : Jean FLEURISSON

1811-1830 : Alexis, Marquis de LESPINAY

1830 : Marie-Charles de LESPINAY

1830 – 1832 : Pierre-Constant MEUNIER

1832 : Victor BRETHÉ

1832 – 1840 : Mathieu-Sébastien MAJOU DES GROIS

1840 – 1845 : Benjamin LIEBERT

1845 – 1848 : Pierre BROTHIER DE LAVEAUX

1848 – 1859 : Benjamin LIEBERT

1859 – 1871 : Toussaint BAUDIN

1871 – 1874 : Ernest MAIGNEN

1874 – 1878 : François PERROCHAIN

1878 – 1884 : Ernest MAIGNEN

1884 – 1892 : Alexis ROBIN

1892 : Benjamin CHESSÉ

1892 – 1894 : Alexandre NIVAULT

1894 – 1896 : Charles PILLAUD

1896 – 1906 : Zénobe, Marquis de LESPINAY

1906 – 1908 : Clément OUVRARD

1908 – 1925 : Jules DOUTEAU

1925 – 1933 : Maurice MORAND

1933 – 1944 : Henri ROCHEREAU

1944 – 1945 : Charles ROUILLON

1945 – 1953 : Henri ROCHEREAU

1953 – 1995 : Michel CRUCIS

1995 – 2020 : Gérard VILLETTE

Depuis 2020 :  Isabelle MOINET

 

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